La vidéosurveillance d’un commerce à Versailles relève de deux régimes. La surface de vente, ouverte au public, dépend de la vidéoprotection et nécessite une autorisation du préfet des Yvelines. La réserve et les bureaux, fermés au public, relèvent du RGPD. L’accès aux images à distance, depuis un téléphone, reste réservé aux personnes habilitées.
Vous tenez une boutique à Versailles et souhaitez installer des caméras pour dissuader les vols, vérifier une alarme ou garder un œil sur le magasin depuis votre téléphone. Avant de choisir le matériel, une question se pose : quelles zones allez-vous filmer ? La surface de vente et la réserve ne relèvent pas du même régime.
| Zone du commerce | Régime applicable | Formalité principale | Source citée et date de vérification |
| Surface de vente, entrée, caisses (zones ouvertes au public) | Vidéoprotection : code de la sécurité intérieure, articles L251-1 et suivants, et RGPD | Autorisation du préfet du département (Yvelines pour Versailles) | Service-Public.fr |
| Réserve, stockage, bureau, locaux du personnel (zones non ouvertes au public) | Vidéosurveillance : RGPD | Inscription au registre des traitements | CNIL |
| Cabines d’essayage, toilettes | Zones à ne pas filmer | Sans objet | CNIL |
Vidéosurveillance ou vidéoprotection : de quel régime relève votre commerce ?
Le régime dépend de la zone filmée. Les caméras qui surveillent la surface de vente, l’entrée et les caisses relèvent de la vidéoprotection, régie par le code de la sécurité intérieure. Elles nécessitent une autorisation du préfet.
Les caméras qui filment la réserve, les bureaux et les locaux du personnel, fermés au public, relèvent du RGPD et de la réglementation sur la vidéosurveillance au travail. Aucune autorisation préfectorale n’est nécessaire, mais le dispositif doit être inscrit au registre des traitements, et les salariés doivent être informés. Les cabines d’essayage et les toilettes ne peuvent pas être filmées.
Faut-il une autorisation pour filmer la surface de vente à Versailles ?
Oui, dès lors que les caméras filment une zone ouverte au public. L’autorisation est délivrée par le préfet du département, ici celui des Yvelines pour un commerce situé à Versailles. La procédure est décrite par le ministère de l’Intérieur et peut être engagée par téléprocédure. L’exploitant dépose la demande, tandis que l’installateur peut lui remettre les pièces techniques nécessaires.

Qui dépose la demande ?
C’est l’exploitant du commerce, responsable du dispositif, qui dépose la demande d’autorisation. Il adresse le dossier au préfet du département. L’installateur fournit le plan d’implantation des caméras et le descriptif technique du système.
Que contient le dossier ?
Le dossier d’autorisation comporte :
- le formulaire Cerfa n° 13806*04, ou la procédure de demande en ligne correspondante ;
- les plans des locaux indiquant l’emplacement des caméras ;
- la finalité du dispositif ;
- la durée de conservation des images ;
- les modalités d’information du public ;
- la liste des personnes habilitées.
Ces éléments sont précisés par le code de la sécurité intérieure, articles R252-1 et suivants. L’autorisation est délivrée pour cinq ans et peut être renouvelée.
Et pour la réserve et les bureaux ?
Les zones fermées au public ne relèvent pas de l’autorisation préfectorale. Elles dépendent du RGPD : l’exploitant inscrit le traitement dans son registre, informe les salariés et leurs représentants, puis respecte les règles relatives à la vidéosurveillance au travail. Un système qui filme à la fois la surface de vente et la réserve relève donc des deux régimes.
Que peut-on filmer, et que ne peut-on pas filmer ?
Les caméras peuvent filmer les zones marchandes, les caisses, l’entrée et les allées, partout où circulent les clients et où se trouvent les marchandises. Elles ne peuvent filmer ni les cabines d’essayage ni les toilettes, pas plus qu’elles ne peuvent surveiller en permanence le poste de travail d’un salarié. Ces interdictions figurent dans la fiche CNIL sur les caméras.
Une caméra orientée vers une caisse filme également le caissier. Elle doit viser la protection des biens et des personnes, et non le contrôle permanent du travail. Les images ne servent qu’à la finalité déclarée : prévention du vol, protection des personnes ou preuve en cas d’incident. Les salariés et leurs représentants sont informés avant la mise en service.
Comment informer les clients et les salariés ?
Un panneau d’information doit être affiché à l’entrée du commerce et rester visible avant l’accès à la zone filmée. Il indique que les lieux sont placés sous vidéoprotection, la finalité du dispositif, le responsable, la durée de conservation et les modalités d’exercice du droit d’accès. Le contenu exact est précisé par Service-Public.fr.
Les salariés sont informés individuellement et collectivement, par une note de service ou un affichage, avant la mise en place du dispositif. Leurs représentants sont consultés. Ces obligations figurent dans la fiche CNIL sur la vidéosurveillance au travail. Toute personne filmée peut demander l’accès aux images qui la concernent.
Peut-on consulter les images à distance depuis un téléphone ?
Oui, un système de vidéosurveillance en réseau permet de consulter les images à distance depuis un téléphone ou un ordinateur. L’accès reste réservé aux personnes habilitées, inscrites dans l’autorisation préfectorale pour les zones ouvertes au public et dans le registre des traitements pour les autres zones. Chaque personne dispose d’un compte individuel protégé par un mot de passe qui lui est propre. Les accès sont tracés afin de savoir qui s’est connecté, quand et pour consulter quelle caméra.
| Question | Ce qu’il faut décider | Qui décide |
| Qui peut voir les images ? | Une liste nominative de personnes habilitées | L’exploitant du commerce |
| Depuis quels appareils ? | Téléphone, ordinateur : un compte par personne, un mot de passe propre à chacune | L’exploitant, avec l’installateur |
| Direct ou enregistrements ? | Des droits distincts selon les profils | L’exploitant |
| Combien de temps les images sont-elles gardées ? | Durée fixée dans le cadre légal ; effacement automatique paramétré | L’exploitant, dans le cadre légal |
| Que se passe-t-il au départ d’un salarié ? | Suppression immédiate de son accès | L’exploitant |
Définissez qui peut voir les images en direct et qui peut consulter les enregistrements. Retirez également l’accès d’un salarié dès son départ. L’installateur configure les comptes selon vos consignes.
Combien de temps conserver les images ?
La durée de conservation est limitée. Pour les zones ouvertes au public, elle figure dans l’autorisation préfectorale et ne peut pas dépasser le délai fixé par le code de la sécurité intérieure. Pour les zones fermées au public, elle respecte les principes du RGPD : la durée doit être justifiée par l’objectif et rester la plus courte possible.
Le code de la sécurité intérieure fixe une durée maximale d’un mois, sauf enquête judiciaire ; les images sont ensuite effacées automatiquement. Paramétrez cet effacement automatique et indiquez la durée de conservation sur vos panneaux. Une durée excessive expose à un refus d’autorisation ou à une mise en demeure de la CNIL.
Comment choisir l’installateur, et quelles questions lui poser ?
Choisissez un installateur qui visite le commerce avant d’établir le devis, fournit un plan par zone et distingue ce qui relève de la vidéoprotection de ce qui relève du RGPD. Il doit vous remettre les pièces techniques nécessaires au dossier d’autorisation et configurer les accès à distance selon vos consignes. Il assure également la maintenance : visites préventives, dépannage et mise à jour de la configuration.
| Question | Ce qu’une réponse précise contient |
| Venez-vous voir le commerce avant le devis ? | Une visite technique : zones à filmer, éclairage, câblage, emplacement de l’enregistreur |
| Quelles zones proposez-vous de filmer, et sous quel régime ? | Un plan qui distingue les zones ouvertes au public des zones fermées au public |
| Que fournissez-vous pour la demande d’autorisation ? | Les pièces techniques que l’installateur peut remettre : plan, descriptif du dispositif |
| Comment sont gérés les accès à distance ? | Un compte par personne, des droits par profil, la marche à suivre pour retirer un accès |
| Qui assure la maintenance, et que couvre-t-elle ? | Un périmètre écrit : visites, dépannage, pièces, à l’achat comme en location |
Vallotech est installé à Buc, à côté de Versailles, et intervient dans les Yvelines. Un technicien visite votre commerce, relève les zones à couvrir, le câblage existant et vos usages, puis établit un devis. Nous installons et maintenons des systèmes de vidéosurveillance pour les locaux professionnels et des dispositifs de vidéoprotection des lieux ouverts au public.
Comment se déroule l’installation, et quel budget prévoir ?
Le projet suit plusieurs étapes, de la visite technique à la mise en service, tandis que le budget dépend du périmètre retenu.
Quelles sont les étapes ?
L’installation commence par une visite technique qui comprend le relevé des zones à filmer, la vérification de l’éclairage, le repérage du câblage et le choix de l’emplacement de l’enregistreur. L’installateur établit ensuite un devis précisant les zones filmées, le matériel, la pose et la maintenance. Vous déposez alors la demande d’autorisation auprès de la préfecture des Yvelines pour les zones ouvertes au public.
Une fois l’autorisation reçue, l’installateur pose les caméras, tire les câbles, installe l’enregistreur et configure les accès. Il teste le système, vous forme à son utilisation et vous remet les identifiants. La mise en service intervient après la pose des panneaux d’information. La maintenance est assurée par contrat, à l’achat comme en location.
Quels postes prévoir au budget ?
Le budget comprend :
- le matériel, notamment les caméras, l’enregistreur, le câblage et les supports ;
- la pose, qui couvre la main-d’œuvre, la mise en service et les tests ;
- la maintenance, avec les visites préventives, le dépannage et les pièces.
En location, un loyer mensuel regroupe le matériel, l’installation et la maintenance. À l’achat, chaque poste est chiffré séparément, tandis que la maintenance fait l’objet d’un contrat distinct.
Le coût varie selon :
- le nombre de caméras et la surface à couvrir ;
- la qualité de l’enregistrement ;
- les fonctionnalités, comme l’accès à distance, la détection et la vision nocturne ;
- le câblage existant et le mode de financement.

Le calendrier est arrêté après la visite technique. Demandez un devis détaillé qui précise le périmètre de la maintenance. Vous pouvez également consulter nos guides sur l’alarme et sécurité d’un commerce dans les Yvelines et sur les obligations CNIL en vidéosurveillance.
Que faire maintenant ?
Procédez par étapes :
- listez les zones que vous souhaitez filmer, comme la surface de vente, la réserve, l’entrée et la cour de livraison ;
- vérifiez le régime de chacune, avec la vidéoprotection pour les zones ouvertes au public et la vidéosurveillance pour les autres ;
- définissez les personnes qui auront accès aux images à distance ;
- demandez un diagnostic gratuit de votre commerce à Versailles ou dans les Yvelines afin qu’un technicien visite le site, relève les zones, propose un plan et vous remette les pièces nécessaires au dossier d’autorisation.
Un système réduit un risque, mais ne l’annule pas. La vidéosurveillance exerce un effet dissuasif sans garantir l’absence d’incident. Choisissez un installateur qui vous explique clairement ce que le dispositif peut faire et quelles sont ses limites.
FAQ
Faut-il une autorisation pour installer des caméras dans un commerce à Versailles ?
Oui, pour les zones ouvertes au public, comme la surface de vente et les caisses. Elles relèvent de la vidéoprotection et nécessitent une autorisation du préfet des Yvelines. Les zones fermées au public, comme la réserve, relèvent du RGPD, sans autorisation préfectorale. La procédure est décrite par Service-Public.fr.
Puis-je regarder les caméras de mon commerce depuis mon téléphone ?
Oui, un système de vidéosurveillance en réseau permet de consulter les images à distance. L’accès doit rester réservé aux personnes habilitées, avec un compte individuel et un mot de passe propre à chacune. Définissez qui peut voir les images en direct et qui peut consulter les enregistrements, puis retirez l’accès d’un salarié dès son départ.
Combien de temps peut-on conserver les images d’un commerce ?
La durée est limitée par la réglementation et, pour les zones ouvertes au public, par l’autorisation préfectorale. Pour la vidéoprotection, elle ne peut pas dépasser un mois, sauf enquête judiciaire. Fixez une durée justifiée par votre objectif, paramétrez l’effacement automatique et indiquez-la sur vos panneaux d’information.
A-t-on le droit de filmer ses salariés dans un magasin ?
Les caméras peuvent filmer les zones marchandes et les caisses afin d’assurer la sécurité des biens et des personnes. Elles ne doivent pas servir à surveiller en permanence le travail d’un salarié. Les salariés et leurs représentants sont informés du dispositif. Ces règles figurent dans la fiche CNIL sur la vidéosurveillance au travail.
Qui dépose la demande d’autorisation, le commerçant ou l’installateur ?
La demande est effectuée au nom de l’exploitant du commerce, responsable du dispositif. L’installateur peut lui remettre les pièces techniques, notamment le plan des caméras et le descriptif du système. Pour Versailles, le dossier relève de la préfecture des Yvelines. La procédure est accessible par téléprocédure.
Qui peut installer des caméras dans un commerce à Versailles ?
Un installateur de sécurité électronique peut réaliser cette installation. Vallotech est installé à Buc, à côté de Versailles, et intervient dans les Yvelines, notamment à Saint-Germain-en-Laye, Rambouillet, Coignières et Mantes-la-Jolie. Un technicien visite le commerce, puis le devis précise les zones filmées, le matériel, la pose et la maintenance.